Archive pour novembre 2007

c’est quoi aimer

Lundi 26 novembre 2007

Porneïa ne s’apprend pas

Patrice van Eersel : Dans ma tête d’individu moyen, il y a l’idée que l’amour ne s’apprend pas, que ça obéit à des lois hélas indépendantes de l’individu..

Jean-Yves Leloup : La question est : qui aime quand je dis que je t’aime ? Est-ce l’enfant qui aime en moi et qui aime l’enfant en toi ? Quelquefois, ça va mal entre le bébé à l’intérieur de l’un et l’adulte à l’intérieur de l’autre. Ou l’adolescent d’un côté, et le vieux sage de l’autre. En nous, il y a peut-être aussi un Dieu qui aime ! En nous, on retrouve toutes les formes d’amour, de la porneia (amour appétit) à l’agapè (amour gratuit inconditionnel), en passant par la pathè (amour passion) ou les différentes sortes de philia (amitié). De toute façon, ça commence par porneia, l’amour du bébé pour sa mère. L’amour qui consomme l’autre. Et il faut voir tout ce qui reste du bébé en nous, en toute légitimité, et quelle progression part de là, quelle montée, quelle échelle.

P.v.E : : Et comment apprendre à grimper dans cette échelle !

J. Y. L. : : Au niveau de la porneia, ça ne s’apprend pas. On n’apprend pas à avoir faim ou soif. C’est l’amour animal, l’amour d’instinct : « J’ai faim ! », « J’ai besoin de quelqu’un ! », et il ne s’agit même pas de quelqu’un, mais d’un objet, disons un objet maternant, pour combler ce manque.

Catherine Bensaid : L’amour qui ne s’apprend pas, c’est l’amour douloureux, arrimé au manque. On dit : « Je n’ai pas de chance en amour ! » L’intérêt du travail sur soi, c’est de comprendre à quel point on peut agir sur sa vie. Et apprendre ! Très souvent, mes patients me disent : « J’ai appris votre leçon. » Ça vient plus souvent des hommes que des femmes : « Donnez-moi quelque chose à travailler. » Ils prennent des notes ! Il y a bien là une notion d’apprentissage. Lire le reste de cet article »

Les plus pauvres n’accèdent plus aux soins

Lundi 26 novembre 2007

Ce 7ème rapport de l’Observatoire de l’accès aux soins de la Mission France de Médecins du Monde se fonde sur les 119 programmes qui travaillent auprès des plus démunis dans 27 villes en 2006, 20 ans après la création de la Mission France.
Il s’est donc passé 20 ans après la réunion de quelques médecins et assistantes sociales dans un local parisien pour prouver en 6 mois qu’il était impératif de faciliter l’accès aux soins des plus démunis dans un pays aussi riche que la France.

20 ans après, les reculs législatifs concernant l’accès aux soins et la couverture maladie poussent les militants de MDM à continuer leur action pour ne pas abandonner les populations boucs émissaires des politiques publiques. Certes, 2006 aura vu une part de la mobilisation associative autour du logement porter ses fruits après de longues années de bataille : Les tentes de Médecins du Monde puis celles des
Enfants de Don Quichotte, ont placé la question du logement au cœur des discussions. En 2007, une loi vient de consolider cette avancée, loi dont il faudra observer la mise en œuvre et les résultats effectifs sur le terrain. La santé n’a pas cette chance. La seule évocation de la santé des populations vivant dans des conditions précaires se limite à son aspect comptable, et les programmes politiques sont d’une étonnante pauvreté sur l’accès aux soins.

En 2006, tant les reculs législatifs que l’atmosphère de déni de droits, de suspicion et bien sûr les chasses à l’étranger expliquent sans doute la baisse (-16%) du nombre de patients reçus en consultations médicales dans les Centres d’Accueil, de Soins et d’Orientation, baisse qui semble se confirmer en 2007. Ainsi une circulaire promulguée en février 2006 encourage-t-elle les forces de l’ordre à interpeller les sans papiers dans les foyers d’accueils, dans les salles d’attentes, dans les locaux des
associations…La peur empêche de se déplacer, de s’adresser à des structures institutionnelles. La peur empêche l’accès aux soins. Elle vient s’ajouter à la méconnaissance des dispositifs, à la barrière financière et linguistique, aux obstacles administratifs et parfois aux refus de soins. Ce cumul aboutit à ce que 86% des personnes qui se présentent à Médecins du Monde n’ont pas de couverture maladie. C’est la raison pour laquelle Médecins du Monde continue de plaider pour une simplification du système en demandant une seule couverture maladie universelle pour toutes les personnes en dessous du seuil de pauvreté au lieu du double système AME et CMU qui ne crée que confusion, méfiance et coûts supplémentaires de gestion.

Parallèlement, 2006 aura vu une augmentation des roumains dans les centres. Parmi eux, beaucoup de Rroms qui en quittant leur pays d’origine espèrent échapper aux discriminations : malheureusement, ils les retrouvent trop souvent en France dès leur arrivée. L’entrée de la Roumanie dans l’Union Européenne aura même été à l’origine d’un nouveau texte de loi qui écarte TOUS les européens en recherche de travail, voire inactifs, de la couverture maladie universelle.

Il faut arrêter de se servir de boucs émissaires pour expliquer pourquoi l’un des pays les plus riches du monde arrive si peu à atteindre l’un des trois principes de sa devise, l’égalité : ce ne sont de toute évidence ni les Rroms, ni les « sans-papiers » qui sont responsables du déficit de la sécurité sociale. En revanche, ils en sont devenus les premières victimes.

Aimer

Dimanche 25 novembre 2007

Denis Marquet

L’amour est un oui sans pitié

 


Le véritable amour est un oui inconditionnel à l’autre. Qu’est-ce qu’un autre ? Ce qui n’est pas même : ni moi ni comme moi. L’autre m’échappe. Au-delà de moi, ne pouvant être compris dans les limites de mon savoir, il est mystère. L’amour est un oui sans condition au mystère qu’est l’autre. Autrui n’a pas à être comme moi ni comme je veux qu’il soit : il n’a pas à correspondre à mes attentes. La première étape pour apprendre à aimer est donc de lâcher ses attentes. Celles-ci sont fondées sur le manque. Il ya en nous, gravée au coeur de notre chair, une souffrance qui correspond à tous nos manques passés. Les attentes que nous projetons sur les autres sont des stratégies de soulagement de cette souffrance : nous voyons en l’autre l’objet qui va pouvoir nous combler. Cette femme dont je suis amoureux, je l’associe à ma mère dont l’amour m’a fait défaut sous une forme ou sous une autre, et je lui demande inconsciemment de me donner ce dont j’ai manqué. Nous avons tous de multiples carences affectives, car le manque est inhérent à la condition humaine. Nos attentes, nos projections sur autrui témoignent d’un refus de cette sensation de manque. C’est ainsi que nous posons des conditions à notre accueil d’autrui : “Sois tel que mon manque est soulagé.” Ainsi, nous conditionnons ce dernier qui, pour se sentir aimé, doit se conformer à notre projet sur lui - donc cesser d’être lui-même. Le simulacre de l’amour est une prison qui fait d’autrui l’otage de nos propres besoins, ce qu’il ne peut accepter qu’en nous enchaînant de la même manière. Aimer, c’est d’abord libérer l’autre de nos refus d’éprouver le manque et la souffrance. Apprendre à aimer exige d’être impitoyable avec soi-même. L’amour accompli a deux faces. La plus connue est sa face féminine, l’accueil inconditionnel : “Qui que tu sois, quoi que tu fasses, je t’accueille, mon amour t’est donné.” C’est bien sûr l’essence de l’amour maternel, mais la polarité féminine de l’amour accompli se rencontre également en toute femme qui aime ainsi qu’en tout homme puisque, comme l’a montré Jung, tout être humain est porteur des archétypes féminins et masculins. Lire le reste de cet article »

les jeux psychologiques du couple

Dimanche 25 novembre 2007

Vie de couple : conscience et jeux relationnels
par Sylvie Vermeulen

Résumé : Dans la relation amoureuse, les partenaires rejouent leur vécu affectif non résolu. Mais la terreur de mettre en cause les rôles dans lesquels les ont enfermés leurs parents les empêche d’accueillir la joie d’être ensemble en conscience.

Les rejouements parentaux, posés dès la conception, figent dans des rôles le rapport des parents à leurs enfants. Plus la pression parentale fait porter à ces derniers la « responsabilité » des manifestations de leur vécu, plus ceux-ci s’impliqueront en tant que metteur en scène dans leurs propres rejouements et tenteront d’y impliquer leurs relations, répondant ainsi à l’exigence de considérer leurs parents comme innocents de leur mal-être, et ceci jusqu’à une identification quasi totale.

Déjouer les causes de la souffrance

Quand le couple se forme, l’élan de vie des partenaires - dit amoureux - est vite envahi par le déjouement de la résolution de leur histoire. Effrayés par l’émergence d’émotions, ceux-ci vont contribuer à mettre en échec leur processus naturel de libération en attribuant à l’autre la responsabilité de leur vécu affectif, menaçant ainsi la relation. Ils organisent leur structure de refoulement d’après les modèles de représentation qu’ils durent se faire de leurs propres parents, en élaborant des figures fantasmatiques distinctes : les unes bonnes et les autres mauvaises. L’homme et la femme exigent ensuite de leur conjoint(e) qu’il reconnaisse être la cause de leur insatisfaction voire de leur détresse. Afin d’y parvenir, ils sélectionnent des expressions, des paroles, des actes isolés de leur contexte pour qu’ils puissent servir de prétexte à leur souffrance.

Leur légitimité à le faire est justifiée par la volonté, transférée dans le présent, que leurs mère et père aient reconnu être la cause de leur détresse d’enfant et par la nostalgie d’une vie dans laquelle ils n’eussent pas été envahis par le désespoir d’être maltraités, humiliés et livrés. Dans l’enfance, ce vouloir avait une réalité connectée à sa cause première, mais lorsqu’il est posé dans la relation de couple, il fait obstacle à la résolution des traumatismes relationnels. Il prend alors la forme d’une exigence. De fait, les jeunes gens n’ont plus le même rapport à la relation que les enfants qu’ils ont étés. S’étant attachés à la gestion de leur vie émotionnelle et à l’état d’insatisfaction dont ils souffrent chroniquement, ils auront tendance à enfermer les autres dans les rôles qui assureront les schémas relationnels dans lesquels ils continuent à se vivre en victime, ignorant que leurs propres agissements ont entraîné leur mise en scène. Lire le reste de cet article »

Le Coeur des Hommes

Samedi 24 novembre 2007

Nathalie Calmé

(JPG) Quand j’ai commencé cette enquête, je n’avais aucune idée sur ce qui allait m’être dévoilé. La perspective de ces interviews m’enthousiasmait et, à la fois, me faisait peur. À 43 ans, qu’est-ce que je savais sur le sujet ? Très peu de choses. Les hommes de ma vie étaient mes seules références. Attirée toujours par le même type d’hommes, je me sentais assez démunie quant à toutes les autres colorations masculines. Ma palette était restreinte. Finalement, je décidai de faire de mon ignorance une chance. J’allais poser des questions naïves, simples et directes.

C’est donc en exploratrice candide que je m’aventurais dans ces terres “vierges” - ou presque, car comme toutes les femmes, j’avais quand même quelques idées préconçues. J’avais hérité de l’image d’un homme coupé de ses émotions, caparaçonné, et j’avais presque fini par conclure qu’ils étaient insensibles, qu’avoir accès au ressenti des plus “armés” demandait des efforts titanesques ; quant aux plus “savants” et aux “intellectuels”, quand j’annonçais “reine de coeur”, ils jouaient “roi de tête”.

La logique binaire en moi avait toujours exigé que celui qui est en apparence le moins complexe, l’homme, comprenne celui qui est le plus complexe, la femme. Il était évident que si un homme m’aimait il devait entrer dans mes labyrinthes intérieurs - car les femmes sont mystérieuses et fragiles, accepter mes fanstasques sautes d’humeurs liées à mes cycles menstruels, ainsi que mes oscillations, car “les femmes sont changeantes”.

Mais mon premier enseignement fut de découvrir cette vérité, en apparence trop simple : que les hommes sont aussi complexes et sensibles que les femmes. Mon premier homme - si j’ose m’exprimer ainsi - fut Michel Cazenave. Après notre entretien, certaines de mes croyances sur les hommes avaient déjà fondu. Je venais d’écouter un homme raconter avec honnêteté et distance ses traversées de la sexualité féminine : “Devant une telle puissance, est-ce que je ne vais pas disparaître ? Est-ce que je ne vais pas être détruit ?”, ses peurs liées à sa mère : “Dans mes rêves, je voyais ma mère sous la forme d’un vampire qui suçait tout mon sang”, et son expérience d’adolescent où il avait l’impression d’avoir frôlé la folie parce qu’il avait fait l’erreur de projeter toute sa psyché sur la jeune fille dont il était amoureux.

My God ! Cette entrée en matière sur les crises masculines me laissa songeuse. J’avais rencontré Michel Cazenave à plusieurs reprises et il m’avait semblé pourtant un homme “raisonnable”. Il m’avoua quelques semaines plus tard que c’était la première fois qu’il parlait de ces anciennes tempêtes et dépressions en vue d’une publication, mais qu’aujourd’hui il avait envie que ces “choses” intimes se sachent et servent à d’autres hommes.

Grâce à ces entretiens, j’ai pris conscience que, comme Woody Allen, j’avais toujours pensé que les “hommes étaient des femmes comme les autres”. Mais non ! Si on prétend qu’il n’y aurait plus de territoires inconnus à explorer sur notre planète, et bien rassurez- vous, il y en a encore un : c’est l’univers intérieur des hommes ! J’ai découvert avec beaucoup d’émotion que les hommes savent et aiment parler d’eux, de leur machisme accepté, de leur 80 % de masculinité, des illusions du donjuanisme, de leurs masques, de leurs dettes envers les femmes, et de leur sexualité, quand nous les écoutons sans les juger, sans les castrer par des certitudes dominatrices. Ils savent de quoi ils ont peurs et peuvent le nommer, non pas dans un jargon psy réchauffé mais de manière très personnelle, sensible ou poètique. Aucun d’entre eux n’a exprimé de rancoeur ou de mépris vis-à-vis des femmes. Les femmes sont pour eux des initiatrices, même quand ils en ont bavé ! Lire le reste de cet article »

24/11 Journée sans achat

Mardi 20 novembre 2007

La société de consommation est aveugle,
il n’y a pas de croissance et de développement économique infinis
possibles sur une planète dont les ressources sont limitées.
Nous extrayons aujourd’hui deux fois trop de ressources fossiles,
et nous émettons dans l’atmosphère plus de deux fois plus de gaz carbonique
que la planète ne peut en absorber.
La biodiversité s’effondre.
C’est aujourd’hui que l’extraction du pétrole entre en déclin.
La société de consommation engendre un pillage et l’injustice :
20 % de la population de la planète, les pays riches,
consomment plus de 80 % des ressources planétaires.
Notre niveau de consommation a un coût :
l’esclavage économique de populations entières.
La société de consommation est mortifère,
elle réduit l’humain à n’être qu’un agent économique :
producteur-consommateur.
Elle nie nos dimensions politique, culturelle, philosophique,
poétique ou spirituelle qui sont l’essence même de notre humanité.
Nous devons nous libérer de cet obscurantisme
qui consiste à croire en la toute-puissance de la technoscience
et à nous défausser sur elle de nos reponsabilités.
La science repose sur le doute et non sur la foi.
L’espoir est de réanimer notre conscience
et de traduire nos idées au quotidien dans nos actions.
Renouons avec notre capacité d’autolimitation,
individuellement, avec la simplicité volontaire,
et collectivement, grâce à la décroissance.
Dès aujourd’hui, faisons un geste symbolique :
pour une journée, ce samedi 24 novembre… cessons d’acheter.
Annoncez-le autour de vous. Dites-le à vos amis.
Impliquez votre famille. Simplifiez votre vie.
Copiez l’affiche de la Journée sans achat.
Placardez-la à votre travail, chez vos voisins,
partout autour de vous.
Fêtons la Journée sans achat.

Concert Calogero: chaud au coeur

Lundi 19 novembre 2007
  Imprimer la chanson Yalla de Calogero à partir d'une fenêtre en mode texte et sans publicité  :-) Envoyer le texte Yalla de Calogero à un ami
 

Nous avons chanté ensemble cette chanson pour les 90 ans de soeur Emmanuelle?

Ce chanteur est très spirituel….

 

YALLA
On ne retient pas l’écume
Dans le creux de sa main
On sait la vie se consume
Et il n’en reste rien
D’une bougie qui s’allume
Tu peux encore décider du chemin, de ton chemin

Crois-tu que tout se résume
Au sel d’entre nos doigts
Quand plus léger qu’une plume
Tu peux guider tes pas
Sans tristesse ni amertume
Avancer, avance puisque tout s’en va tout s’en va

{Refrain:}
Yalla yalla yalla yalla
Elle m’emmène avec elle
Je t’emmène avec moi
Yalla

Tu trouveras le soleil
Dans le coeur des enfants
Sans nulle autre joie pareille
Ni sentiment plus grand
Un mot d’amour à l’oreille
Peu dans chacun réveiller un volcan pour qui l’entend…

{au Refrain}

Pont
Tu trouveras le soleil
Dans le coeur des enfants

{au Refrain}

La simplicité volontaire un luxe à la mode

Samedi 17 novembre 2007

PRESENTATION DE LA SIMPLICITE VOLONTAIRE

Claire De Brabander
décembre 2006

 

INTRODUCTION - LE CONTEXTE

1/ Constats

Notre société est régie par des lois non inscrites dans aucun code pénal mais que tous les citoyens suivent avec une obéïssance plus importante que pour les lois qui ont un pouvoir coercitif. Une des principales règles non énoncées est :
“L’important est de posséder, l’important est de consommer.”
La publicité et les mass-médias vont, via leur propagande, la manipulation, créer des besoins, faire miroiter l’illusion du bonheur.
Le monde politique soutient cette tendance via la recherche continue de “croissance économique”. Et chacun tente de travailler toujours plus pour pouvoir gagner toujours plus, quitte à s’abrutir et à en perdre la santé ou la vie.

En tant que citoyen, qu’individu, nous avons une responsabilité dans ce système. 20% de la population mondiale (principalement dans les pays occidentaux) consomme plus de 80% des richesses mondiales. Les autres 80% de la population doivent donc “faire avec” les 20% restant.

Selon le concept de l’ empreinte écologique , nous consommons, pour la plupart, comme si nous avions 3 à 5 planètes Terre à notre disposition. Ce n’est pourtant pas le cas, et nous sommes dès lors en train de scier la branche sur laquelle nous sommes assis. Lire le reste de cet article »

Du fond du coeur… pour vous

Samedi 17 novembre 2007

Les couleurs essentielles
Des plus tristes au plus belles
Inutiles iréelles
A ne plus savoir lesquelles
Dans cette aquarelle

Et de l’espoir à la colère
Quand nos vies passe du rouge au vert
Peintures ou sentiments primaires
A ne rien pouvoir y faire
Que vivre ou se taire

Couleur d’aimer
Nos vies dessinées
Les couleurs passent-elles
Comme un arc-en-ciel

Couleur d’aimer
Nos vies décolorées
Les couleurs passent-elles
Vers le grand sommeil
Par la douleur d’aimer

On repeint son tableau comme on aime
Toujours différent toujours le même
Peintures moins brillantes ou plus vives
Passent les coloris
Et passe la vie

Couleur d’aimer
Nos vies dessinées
Les couleurs passent-elles
Comme un arc-en-ciel

Couleur d’aimer
Nos vies décolorées
Les couleurs passent-elles
Vers le grand sommeil
Par la douleur d’aimer

 

Couleur d’aimer Yannick Noah 

La mal à dit n’est pas fatale???

Vendredi 9 novembre 2007

Bio-Décodage ou décodage biologique des maladies, qu’est-ce ?

L’émotion, c’est le chant des cellules, c’est leur murmure, la lumière électrique, chaude et chimique, la réalité subjective des noyaux cellulaires. L’émotion, c’est une petite cellule qui parle d’elle, qui se montre, farouche-animal, moine-pudique, artiste-nue, elle se dit sans voile, en satisfaction ou en frustration.

Lorsqu’un organe est considéré comme « malade » (!), il exprime cette fonction biologique en manque ou en excès (quantité) ou en qualité insatisfaisante. La maladie est un ressenti devenu inconscient, entré en biologie. Le ressenti pathologisant est une fonction biologique insatisfaite. La fonction biologique est un mode d’adaptation au monde extérieur. Et nous sommes la totalité de nos modes d’adaptation, mis en place puis véhiculés par tous nos ancêtres.

Le biodécodage est une nouvelle approche de la thérapie et de la santé basée sur le sens biologique des symptômes.

L’observation, l’écoute des patients par un nombre croissant de chercheurs, médecins, thérapeutes et passionnés, mettent en évidence le lien intrinsèque entre chaque maladie et une émotion appelée : ressenti biologique conflictuel.
Pourquoi ?
Car le corps est un ensemble d’organes. Ils assurent une fonction biologique pour la survie du tout. Les poumons respirent pour oxygéner toutes les cellules. L’estomac digère pour toutes les cellules ; les os soutiennent tout le corps et lui permettent d’explorer le monde ; les organes des sens nourris, oxygénés, portés, apportent des informations au cerveau qui permet au corps de trouver sa nourriture etc.µ


Cela est biologique et non pas psychologique.
La vie est biologique par nature, psychologique par accident.

En effet, lorsque la fonction biologique est satisfaite, apparaît le ressenti biologique de satisfaction. Nous avons bien mangé, nous nous sentons bien, repu, comblé ; nous avons bien dormi, nous sommes en sécurité, nous voyons quelque chose de beau, nous avons déféqué, eu un acte sexuel…

En résumé dès qu’un organe est comblé, apparaît une émotion spécifique : libéré, soulagé, transporté, touché, comblé, etc.
Et lorsqu’une fonction biologique n’est pas satisfaite, dès qu’un organe n’a pas eu ce pourquoi il est programmé, apparaît immédiatement une sensation afin de corriger cela : c’est le ressenti conflictuel biologique :

  • derme : souillé(e)
  • larynx : effrayé(e)
  • thyroïde : impatient(e)
  • épiderme : isolé(e)
  • estomac : écœuré(e)
  • rectum : mise de côté
  • col de l’utérus : frustrée etc.

Le biodécodage ou décodage biologique des maladies a pour spécificité de décoder de façon biologique  toutes les maladies sans exception : maladies physiques, fonctionnelles, organiques, génétiques, psychiques, comportementales.
Décoder de façon biologique revient à se demander :

Quelle est la fonction positive de ce symptôme ?

  • plus de bronzage, un mélanome permet plus de protection ;
  • plus de poumons permet d’attraper plus d’oxygène ;
  • plus de sein permet de fabriquer plus de lait, et ainsi de nourrir d’avantage celui, celle que l’on croit en danger ;
  • plus de nausée, de vomissement permet d’éliminer plus de contrariété indigeste etc.

En d’autres termes :

Qu’est ce que la pathologie apporte à la physiologie ?

La psycho-bio-thérapie est l’art de décoder, d’écouter le patient de façon biologique, afin de retrouver l’instant d’entrée en maladie : le bio-choc ou psycho-choc.
Pour cela le psycho-bio-thérapeute se sert des prédicats, ou langage biologique spécifique à chacun (“je croque la vie à pleine dents”, “cette histoire me brasse”, “disons que ça marche dans le bon sens”,” tu m’a cassé” etc.), de la gomme et de l’encrier, de la clinique et fait le lien avec une histoire personnelle.

Toute maladie démarre en un instant, suite à un bio-choc, que l’on appelle un conflit déclenchant, car il déclenche, réveille une histoire conflictuelle passée ou conflit programmant.